lundi 18 mai 2009

J4 - La-Côte-Saint-André Brézins Col-de-Toutes-Aures Serre-Nerpol Charpenay Quincieux Col-de-Lachard La-Forteresse Saint-Paul-d'Izeaux Izeaux

Aujourd'hui "seulement" 43 km...

... mais 3 cols. Le Tour de France est passé récemment par là, des écrits sur la route en témoignent. Eux, ils appellent ça des "bosses"... Pfff !

Avant de quitter la Côte Saint-André nous nous approvisionnons aux halles de la ville. Aujourd'hui c'est jour férié, et nous ne voulons pas comme en 2002 nous retrouver avec rien à manger.

En fait nous avons oublié de prendre du pain mais nous en trouverons heureusement à la toute petite épicerie de Brézins. En route...

Au passage nous avons trouvé le légendaire cimetière des bornes kilométriques que même Indiana Jones n'avait pas réussi à localiser....

Et après notre première montée voici le col de Toutes Aures. Dit comme ça, ça a l'air facile mais ça grimpe pas mal, il y a un peu de circulation et surtout la chaleur commence à se faire sentir.

Nous redescendons, prenons à gauche vers Serre-Nerpol que nous passons et à Charpenay remontons vers Quincieux. Route tranquille et sauvage. Le bonheur.

Enchaîner les cols se révèle comme à l'habitude éprouvant mais le pire aujourd'hui est la chaleur : nous avons une température estivale. Mais Claire a ses crèmes et, moi, j'ai ma Biafine pour ce soir.

Halte repas dans l'abri-bus de Quincieu. Nous regardons des enfants jouer sur la place. Tout ici respire le calme et la tranquillité.

Encore un effort et voici la deuxième "bosse", le col de Lachard.

Qui dit col dit belle descente. Voici ce qu'il ne faut pas faire mais c'est tellement bon !

A mon tour. Je ne pensais pas pencher autant dans les virages !!!

Passé La Forteresse, pour pouvoir rejoindre Saint-Paul d'Izeaux il reste encore un col à passer, bien raide, mais ce col ne semble pas avoir de nom. Depuis Quincieu nous cherchons un bar sans succès. Nous voici enfin arrivés à Izeaux mais le Café de l'Union est en travaux et ne réouvrira que dans quinze jours. Les nouveaux propriétaires, super sympas, nous offrent cependant de quoi nous désaltérer ! Allez- y en plus du rugby on aime les cyclistes ici, c'est sûr.

Nous n'avons rencontré que des gens sympathiques et charmants pendant ce parcours et notre dernière chambre d'hôte, la Croisée des chemins ne déroge pas à la règle. Nous y passons aussi une excellente soirée rejoints en fin de repas par des Suisses Allemands pélerins faisant le chemin de Compostelle dont une des nombreuses branches passe à côté.

J5 - Izeaux Col-de-Parmenie Tullins Saint-Quentin-sur-Isère Grenoble

C'est le dernier jour ! Ne figure sur la carte et le dénivelé que la portion Izeaux Saint-Quentin-sur-Isère.

Pour aller jusqu'à Grenoble il faut rajouter environ 40 km de plat via la piste cyclable.

Avant de partir nous faisons nos emplettes au tout petit marché d'Izeaux, il y a quatre ou cinq stands, pas plus. Ici achat de charcuterie mais nous passerons aussi au fromager ambulant qui d'après le nouveau-futur patron du Café de l'Union est un des meilleurs de la région.

Nous attend ensuite le dernier petit col de Parmenie que nous atteignons après une montée toute douce. Mais, pressés de rentrer, nous n'irons pas jusqu'au belvédère. Ce sera l'occasion d'une autre balade...

Ah, aujourd'hui nous avons plus de dénivelé négatif que positif. Une grande descente jusqu'à Tullins dont voici l'église et nous rejoignons la piste cyclable à Saint Quentin sur Isère.

Un pique-nique au bord du barrage de l'Isère où nous confirmons que le fromager est à la hauteur de sa réputation et nous rentrons à la maison. Nous avons hâte de récupérer le fiston ce soir...

dimanche 17 mai 2009

La grippe porcine (Swine Flu) et les médias expliqués à mon fils


C'est en anglais mais les cartes du monde et les tableaux devraient être compréhensibles par tous : en résumé, du 24 avril au 6 mai 2009 (13 jours) le nombre de morts dans le monde (chiffres de l'OMS) dus à la grippe A s'élève à 31 alors que pendant la même période ceux dus à la tuberculose s'élève à 63066 ! La couverture médiatique pour les premiers calculée à partir du nombre d'articles d'actualité retourné par Google s'élève à 253442 contre 6501 pour les seconds !
Comme le dit le professeur suédois de santé publique Hans Roslin de Gapminder, sans remettre en cause la dangerosité potentielle de la grippe porcine et le bien-fondé du suivi de son évolution par l'OMS, on peut pour le moins s'interroger sur l'équitabilité du traitement des grandes maladies de ce monde et sur la propension des médias au sensationnalisme. D'autres analyses très intéressantes dans d'autres domaines ici, toujours de Gapminder.

samedi 16 mai 2009

Toyota Prius Hybrid Linea Sol

Voilà l'engin. Je ne suis pas du genre à m'ébaubir devant une bagnole, la partie m'intéressant le plus dans ce domaine étant habituellement l'auto-radio... Mais je dois convenir que celle-ci m'a séduit avec d'autres arguments : automatique d'origine, confortable et surtout extrêmement silencieuse même quand le moteur thermique est actif (on entend donc mieux la musique). Le côté écologique de son moteur hybride est bien évidemment un atout essentiel mais je découvre combien il est étonnant et plaisant de rouler avec très fréquemment un affichage de la consommation instantanée égal à zéro ! J'ai presque aussi bonne conscience que lorsque je suis à vélo, c'est dire. Voilà, voilà, une petite photo pour Max.

lundi 11 mai 2009

Vivaldi les quatre saisons, l'été, par les guitaristes de Children of Bodom


Bon, ce n'est pas vraiment le genre de la maison mais cette interprétation des 4 saisons de Vivaldi (Op. 4 Concerto 2 3ème mouvement, presto ) ne m'a pas laissé indifférent. Sont-ce les ongles peints et les mains tatouées d'un des guitaristes de Children of Bodom, Alexi Laiho et Roope Latvala ? Va savoir... Il s'agit de musique dite "métal" mais dont la sous-classification pour ce groupe fait l'objet de débats intenses dans les milieux informés. En effet, est-ce du power metal ou du neo-classical metal ? A moins que ce ne soit du speed metal voire même du melodic death metal... nonobstant le fait qu'au travers de leur dernier album transparaît une tendance nettement thrash metal.

Moi, je ne trancherai pas : je ne veux d'ennui avec personne !

dimanche 12 avril 2009

Sud Tunisien à partir de Djerba

Nous sommes retournés cette année en Tunisie. Arrivée Dimanche au Club Med de Djerba la Douce où nous ne resterons que la demi-journée juste le temps de voir la plage sans se baigner car il y a beaucoup de vent et il fait encore un peu frais.

Toujours un peu difficile de choisir de quitter ce genre d'endroit...

... où il serait si agréable de se laisser aller mais nous préférons cette année, comme au Maroc l'an dernier, découvrir la "vraie" Tunisie.

Même si pour cela il faut se lever à l'aube : le départ est prévu à 7 heures, debouts donc à 6 heures, et ce sera à peu près comme ça tous les jours... J'ai oublié mon réveil de voyage que j'ai remplacé sur place par cette chose énorme dont l'arrêt de la sonnerie indescriptible est ponctué par un "Good morning" métallique.


View Sud Tunisien in a larger map
Le parcours des 4 jours grossièrement tracé : Djerba-Tozeur ; Tozeur-Tamerza ; Tamerza-Ksar Ghilane ; Ksar Guilane-Djerba en passant par la réputée Tataouine !

Petit message perso pour Laetitia : même ici ils semblent connaître le Puy-de-Dôme...

J1 - Bac de Djerba entre Ajim et Jorf

L'île de Djerba est reliée au continent par un bac et par la voie romaine devenue aujourd'hui une route. J'ai trouvé cette carte sur Wikipedia et je vous invite à jeter un coup d'oeil sur l'article consacré à Djerba car il est étonnamment riche.

Malgré notre départ matinal il y a déjà une file de voitures et de bus attendant leur tour. Comme on ne peut se baigner, j'en profite pour faire quelques photos...

Celui-là sera le nôtre. Il y a environ 15 minutes de traversée.

Sur un bac personne n'a jamais dû leur donner du poisson mais les mouettes nous suivent quand même.

Premier contact avec le continent, une falaise.

J1 - Troglodytes de Matmata et Star Wars à l'hôtel Sidi Driss

Vue panoramique du col à la sortie de Matmata (cliquer sur la photo pour apprécier).

Ben oui, l'Afrique c'est aussi des bestioles sympas qui ne sont pas dans le manuel. J'adore.

Les habitations troglodytes, encore habitées, sont creusées dans la roche mais conservent le principe de la cour intérieure.

Au dessus du passage, pour conjurer le mauvais sort, la main de Fatima et le poisson dont les origines remontent à l'époque où les Berbères étaient chrétiens.

Ca donne envie d'essayer...

La propriétaire des lieux nous montre comment meuler la farine et invite les femmes à faire de même. Surprise, c'est horriblement lourd.

Notre guide, Hédi, explique le fonctionnement de la citerne.

C'est un peu plus loin, à l'hôtel Sidi Driss que nous trouvons une autre authentique maison troglodyte berbère qui servit de décor pour Star Wars. En fouillant sur Internet, j'ai trouvé cette Wookipedia, encyclopédie Wiki entièrement consacré à Star Wars mais en anglais.

Félix pose dans l'entrée de la Mos Eisly Cantina ! Il est ravi, il adore Star Wars.

Et c'est sur place que nous nous régalons d'un brick à l'oeuf.

J1 - Chott El Jerid Tozeur

Ca doit se trouver aux alentours de Kebili, je sais pas trop. Les enfants ont adoré : on peut grimper de partout et le paysage est superbe.

Une petite boutique attire le chaland avec ce rapace, il n'est pas attaché.

Un panneau nous annonce la traversée de dromadaires...

et c'est une petite tempête de sable qui nous attend. Même petite, c'est impressionnant, des vagues de sable courent littéralement sur la route. Hédi nous explique qu'il lui est arrivé d'être obligé de rebrousser chemin.

Et voici le Chott el Djerid (شط الجريد‎), le plus grand lac salé du Sahara. Il y a encore un peu d'eau, curieusement rouge, en bordure de route uniquement, là où on a creusé pour la construire.

En plein été le lac est sec. Le lieu est réputé propice aux mirages mais cette barque surmontée du drapeau Tunisien est bien réelle.

Les Tunisiens sont des gens pleins d'humour...

Tozeur est en réalité une oasis, une gigantesque palmeraie. Une des activités majeures semble manifestement être la promenade en calèche et nous y consacrons. Félix prend les rênes seul, c'est décidément une tradition en Tunisie. Tozeur est réputé pour ses dattes et particulièrement la Deglet nour (دقلة نور) ou "doigt de lumière".

Une autre caractéristique de Tozeur est son architecture à base de briques ocres utilisées ici pour cette cruche gigantesque qui trône au milieu d'un carrefour. Nous visiterons aussi le musée des arts et traditions de Dar Cheraït.

J2 - Le Lézard Rouge dans les gorges de Seldja puis Tamarza

Après un dernier petit tour dans Tozeur où nous pouvons admirer quelques magnifiques moucharabiehs, ces fenêtres permettant de voir sans être vu,

nous rejoignons la gare de Metlaoui...

où nous attend le Lézard rouge. Ce train au décor raffiné (velours, cuivre,...) à l'origine destiné au transport du bey de Tunis a été réamménagé et est utilisé pour le tourisme dans les gorges de Seldja.

Détail amusant, le sigle de la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisien.

L'intérieur du train. Ici ce sont les places les moins luxueuses.

Félix se débrouille toujours pour sortir des sentiers battus avec ici une interprètation tunisienne de la Bête humaine.

Les gorges de Seldja.

Et nous repartons dans l'autre sens tirés par la deuxième locomotive.

Nous quittons Metlaoui et passons par Moulares et ses infrastructures d'exploitation du phosphate. Je vous invite à consulter la fiche Wikipedia sur l'économie de la Tunisie étonnamment riche et complète.

Nous arrivons en début d'après-midi au Tamerza Palace où nous mangerons et passerons l'après-midi.

Le seul cyclotouriste que nous verrons pendant notre séjour. A ce stade, je ne suis pas sûr de pouvoir vraiment appeler ça du cyclotourisme. Je n'ai pas eu le temps de lui parler mais il a droit à tout mon respect. Comptez les bouteilles d'eau, celles qu'on voit en tout cas....

Nous, nous nous contenterons de faire les lézards au bord de la piscine sans trop d'état d'âme.